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 Webinar : Startups, digitalisation et attractivité de la Tunisie pour les IDE : Quel avenir face au Covid-19 ?

 

Quel est l’impact de la crise du Covid-19 sur l’écosystème entrepreneurial en Tunisie (PME, Startups…) ? Quel accompagnement et quels modes de financement pour faire face à la crise ? Comment le secteur public doit-il s’adapter et adopter les innovations technologiques ? Comment peut-on renforcer l’attractivité du pays pour attirer des entreprises Hi-Tech à fortes valeurs ajoutées et à fortes intensités de compétences ? Dans un contexte de mobilité internationale des ressources humaines qualifiées : quelle stratégie pour attirer, mobiliser et garder les talents ? Quel rôle pour la Diaspora Tech ?

Depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois, la pandémie du covid-19 a affecté presque tous les aspects de la vie au quotidien. Outre l'impact humain, la pandémie a eu un impact significatif sur l'économie dans sa globalité. Elle a contraint les organisations, publiques ou privées, petites, moyennes ou grandes à repenser leurs modes de travail. La crise a accéléré l'intégration des outils numériques dans tous les aspects de l'organisation pour résoudre les problèmes traditionnels. Nous assistons à ce qu’une décennie d’évolution en douceur n’a pas réussi à faire. Comme s’il fallait l’urgence et la contrainte pour accélérer les transformations et changer les habitudes.

Dans ce cadre, Emergingup.com

 
, plate-forme de veille sur les startups et les innovations dans les économies émergentes et l’IPAG Entrepreneurship & Family Business Center organisent un webinar sur le thème de : « Startups, digitalisation et attractivité de la Tunisie pour les IDE : Quel avenir face au Covid-19 ? » le jeudi 28 mai 2020 de 18h00 à 20h00 (heure de Tunis).

 

L’objectif de ce Webinar est d’apporter des réponses concrètes aux différentes thématiques liées à la digitalisation, l’innovation et l’attractivité de la Tunisie pour les IDE dans une période de crise.

Les intervenants de ce Webinaire sont :
• Douja Ben Mahmoud Gharbi : Entrepreneure, CEO RedStart Tunisie et membre fondateur de CONECT
• Kais Mejri : Directeur général de l’innovation et du développement technologique au ministère de l'industrie et des PME.
• Adel BEN Youssef - Profil Public Adel Ben Youssef : Professeur, Economiste, Université Côte d’Azur
• Zied Lahbib: Directeur de la promotion générale FIPA Tunisie
• Hichem Radoine, Entrepreneur, COO Factory 319 et Trésorier, TunisianStartups

Ce webinar sera modéré par Adnane Maalaoui, professeur associé en entrepreneuriat et co-directeur de l’ IPAG Entrepreneurship & Family Business Center et Issam Mejri, professeur assistant en entrepreneuriat et fondateur d’ Emerging Up.

Avec le soutien de Social Media Club Tunisia

Rejoignez notre webinar sur le lien suivant : https://www.facebook.com/emergingup/

 

-----ABSTRACT---------
Climate change adaptation and mitigation, and industry 4.0 are two important challenges that countries worldwide are facing. Integration of climate change and industry 4.0 could bring several benefits related to promoting sustainability and global economic decarbonization, and achievement of the Paris Agreement objectives. We conduct qualitative analysis to describe the main principles and basic technologies of industry 4.0, link industry 4.0 to climate change and identify the conditions which would make industry 4.0 climate compatible. Industry 4.0 needs to fulfil four conditions in order to be climate-compatible. It must promote energy efficiency and achieve substantial energy gains, enable the circular economy and allow greater productivity and improved use of resources within closed-loop supply chains which include re-use and recovery, achieve sustainable development through eco-innovation, and allow significant technology transfer to the LDCs which must participate in industry 4.0. Industry 4.0 that meet these criteria will offer the potential for mitigation of GES.

 

----RESUME----
L’atténuation et l’adaptation du changement climatique ainsi qu’un passage progressif à l’industrie 4.0 constituent des défis majeurs auxquels la majorité des pays sont confrontés de nos jours. Envisagés la plupart du temps comme des problématiques séparées, nous démontrons dans cet article la nécessité de relier les développements de l’industrie 4.0 à la lutte contre les changements climatiques. Notre analyse souligne quatre conditions à remplir pour que l’Industrie 4.0 contribue à la dé-carbonisation de l’économie mondiale et à la réalisation des objectifs des accords de Paris. Il s’agit de : (i) la promotion de l’efficacité énergétique, (ii) le raccourcissement des chaines de valeurs et l’inscription de la production dans une économie circulaire, (iii) une plus grande productivité et rationalisation des ressources employées et (iv) le transfert technologique des technologies associées à l’Industrie 4.0 des pays développés vers les pays en développement. Sous ces conditions, le changement technologique induit par le passage à l’industrie 4.0 serait guidé vers une plus grande soutenabilité et vers la réalisation des accords internationaux sur le climat.

Keywords: Climate Change, Industry 4.0, UNFCCC, Sustainability, Energy efficiency

Mots clés : Changement Climatique, Industrie 4.0, UNFCCC, Soutenabilité, Efficience énergétique

JEL Code: Q54, Q58, O33

 

 

 

 

 

 

 

 

L’éclaircie possible, mais temporaire, en matière sanitaire, nous projette dans la crise économique et sociale (crise du confinement). Elle nous amène à dresser un premier constat des répercussions de l’épisode COVID-19 sur les marchés du travail. En effet, une partie de l’économie mondiale est à genou – économie mondiale qui devrait être en récession aux alentours de 5% en 2020 !

Certes les effets varieront d’un pays à l’autre. Si la Chine s’en tirera avec une croissance positive aux alentours de 3%, d’autres pays pourraient connaître une croissance allant jusqu’à -20% dans les pays émergents ! Dans les pays du G8, c’est la Grande Bretagne qui connaîtra sa pire performance en 300 ans avec -14% ! Cette situation inédite mettra en tension les marchés du travail dans le monde entier. Marchés du travail qui devraient connaître des transformations majeures sous l’impulsion du choc technologique et sanitaire.

Dans cette courte tribune je tenterai de faire le point sur les effets potentiels du COVID-19 sur les marchés du travail et les compétences des travailleurs à la fois à court, moyen et long terme. Pour ce faire, je proposerai de revenir en premier lieu sur l’augmentation du nombre de chômeurs à court terme. Dans un second lieu, je détaillerai l’effet sur la robotisation et la mécanisation à moyen terme qui sera accélérée suite à la crise du confinement. Dans un troisième lieu, je discuterai de la montée en puissance du travail à distance et du E-travail en général. Dans un quatrième lieu, j’attirerai l’attention sur le rôle des grandes entreprises dans la situation sur le marché du travail. Je finirai par revenir sur les nouvelles compétences recherchées dans le contexte de l’après

Une augmentation sans précédent du chômage dans le monde

La propagation rapide de COVID-19 a conduit au confinement des populations et l’arrêt partiel de l’appareil productif. La fermeture temporaire des entreprises a été appliquée dans de nombreux pays à travers le monde, afin de ralentir la propagation de COVID-19. Certains secteurs de l’économie sont touchés de manière spectaculaire et connaissent des pertes dramatiques. Ces pertes peuvent être temporaires ou se poursuivre à long terme, selon la durée et l’impact de la crise sanitaire. La mesure de chômage partiel a été engagée partout dans le monde. Les salariés sont rentrés dans une période angoissante de perte d’emploi suspendue à la durée et à l’ampleur de la crise. D’autres entreprises ont demandé aux travailleurs de travailler à domicile.

Plusieurs secteurs économiques, comme le tourisme, les spectacles et la culture, la restauration, l’industrie, le bâtiment et la construction ont été durement frappés par cette crise. A l’échelle internationale et selon le Bureau International du Travail (BIT), les quatre secteurs dans lesquels les employés ont connu les effets les plus dramatiques sont: l’alimentation et le logement (144 millions de travailleurs), le commerce de détail et le commerce de gros (482 millions); services aux entreprises et administration (157 millions); et la fabrication (463 millions). Le taux de chômage a augmenté de manière spectaculaire dans de nombreux pays. Le taux de chômage au Canada en avril était de 13%, en hausse de 5,2 points de pourcentage par rapport à mars. Le Japon a connu une augmentation du chômage de 2,5% en mars, par rapport au même mois de 2019. Plus de 10 millions de travailleurs du secteur privé en France travaillent comme emplois partiels ou à court terme. En avril, le taux de chômage américain a atteint 14,7% (avec plus de 20 millions de chômeurs en plus en un mois). En Allemagne, le taux de chômage est de 13,2% ayant connu une augmentation de 2,6 millions d’individus en un mois (avril).

 

Jamais une augmentation aussi importante de chômeurs n’a été constatée de manière concomitante dans le monde. Cette augmentation des chiffres du chômage ne pourrait être considérée comme temporaire que si et seulement si les entreprises retrouvent leurs niveaux de production d’avant crise. Or, il est fort à parier que beaucoup d’entreprises auront du mal à se relever de cet épisode et qu’un chômage fort sera la norme pour au moins les deux années à venir.

Augmentation de la mécanisation et de l’utilisation de l’Intelligence Artificielle dans l’industrie et les services

 

L’épidémie de COVID19 a changé le monde très rapidement, d’une manière inimaginable. Étant donné que de nombreuses entreprises ont cessé temporairement leurs activités, beaucoup d’entre elles se sont déplacées en ligne. La solution de produire en ligne, de pratiquer du e-commerce, d’automatiser, voire de recourir à l’intelligence artificielle (IA) ont trouvé un écho favorable durant cette période. Comme plus de quatre milliards de personnes ont été mises en quarantaine pendant des semaines ou des mois, l’utilisation de l’industrie et des services de l’IA a considérablement augmenté. Cette tendance s’accentuera dans le futur. Le passage au travail à distance a permis de mieux comprendre l’automatisation, ses avantages, ses restrictions et ses effets psychologiques.

Force est de constater que nombre d’entreprises ont validé leur trajectoire technologique : celle de l’automatisation. Ce tournant a été pris avant le COVID-19 mais a été validé durant le COVID-19. Les caisses automatiques et les drive dans les supermarchés, les ventes en ligne avec des hangars où les robots préparent les commandes…Les avantages de l’utilisation de ces technologies sont spectaculaires pendant la pandémie de COVID-19. Mais, toutes les tâches et tous les travaux ne peuvent pas être entièrement automatisés, car certains d’entre eux nécessitent une profonde réflexion humaine et une prise de décision. Même si ces travaux ne sont pas entièrement automatisés, ils seront en quelque sorte impactés par les technologies. Le recours à la télémédecine a fortement augmenté durant le COVID-19. Ceci pourrait accélérer le remplacement de l’IA par l’homme comme facteur de production. Au cours des prochaines années, la promotion d’un monde automatisé sera inévitable et les entreprises doivent trouver le meilleur moyen de récupérer et d’être plus fortes et plus résilientes dans le monde post COVID-19 en attendant d’autres pandémies.

 

Le travail à distance et le E-travail comme une nouvelle normalité (New Normal)

De nombreux employés ont été invités à travailler à distance. Même si cela n’était pas prévu, cette situation a permis d’expérimenter une nouvelle façon de travailler. Avant la pandémie, certaines entreprises ont pratiqué cette manière d’organisation du travail(à domicile et à distance), démontrant que c’est une manière de travail réussie. Le travail en ligne est une opportunité de changer substantiellement la façon de travailler et il peut devenir dans un avenir proche une « nouvelle normalité » de travailler. En effet, il y a eu une prise de conscience de l’inutilité de nombreuses réunions, de nombreux déplacements, de nombreuses tâches. De plus, les solutions techniques sont devenues plus élaborées et plus conviviales. Cette période a été une période d’appropriation des outils et d’expérimentation de ces nouvelles pratiques organisationnelles.

Toutefois, il convient de rappeler que ceci ne s’est pas déroulé dans un contexte normal, avec un confinement à la maison, souvent avec d’autres membres de la famille, et sous un stress fort lié au flux d’informations continues sur l’évolution de la situation sanitaire.

 

L’apprentissage en ligne, la vidéoconférence, les réunions virtuelles, les visites virtuelles seront davantage pratiquées à l’avenir. Le confinement pourrait créer un «appétit» d’intérêt pour les travailleurs et les entreprises à travailler à distance. Cela dépend de leur niveau d’efficacité perçu du travail à domicile. De nombreuses entreprises ont constaté que le travail à distance entraînerait une baisse des coûts et pourraient continuer à pratiquer ce type de travail même après la crise. Compte tenu du changement intervenu au cours des derniers mois, les entreprises devraient repenser leurs stratégies en fonction de méthodes souples et efficaces. Au cours des prochaines années, nous pourrons voir le passage de travail au travail électronique. De nombreuses activités ont évolué en ligne et une partie d’entre elles ne sera peut-être plus de retour. Le travail en ligne continue d’être plus que jamais présent et, à coup sûr, l’investissement dans le travail en ligne changera profondément notre façon de travailler après l’épidémie. Pour cette raison, les entreprises doivent être prêtes à considérer le travail en ligne comme une « nouvelle normalité » de travailler.

L’augmentation du pouvoir de marché des grandes entreprises menace l’emploi

Les avantages potentiels des nouvelles technologies ont augmenté pendant la pandémie du COVID-19. Certaines entreprises qui ont investi davantage dans les technologies se sont renforcées au cours de cette période, gagnant en matière de pouvoir sur le marché. Les grandes entreprises capturent des parts de marché auprès des petites entreprises. A titre d’illustration, après la crise, les plus grandes compagnies aériennes gagneront du pouvoir sur le marché et il sera difficile pour les petites entreprises de survivre. Les géants de la technologie ont été favorisés par le confinement imposé, où l’utilisation du commerce électronique, du travail en ligne, des jeux en ligne et des activités de divertissement continue d’augmenter. Amazon, le géant en ligne a gagné plus de pouvoir sur le marché de la vente au détail de ses produits en ligne. Elle a réduit les frais qu’elle verse aux affiliés et aux éditeurs afin de gagner plus de clients et de les inciter à acheter ses produits. Maintenant, c’est un très grand acteur sur le marché, connu dans le monde entier et n’a pas besoin de continuer à payer pour le marketing. Sa force et sa flexibilité, causeront des dommages aux petits acteurs de ce secteur. Les consommateurs achètent ce qu’ils veulent, où ils veulent et où ils pensent que cela leur convient le mieux. L’augmentation du pouvoir de marché des grandes entreprises aura un impact sur l’emploi des personnes dans les petites entreprises. Après l’épidémie, de nombreuses petites entreprises auront des difficultés à survivre et certaines d’entre elles feront faillite. Beaucoup de gens ont déjà perdu leurs emplois et d’autres emplois seront détruits dans un proche avenir. Du fait de l’augmentation du pouvoir de marché des grandes entreprises, le taux de chômage devrait augmenter.

Un gigantesque besoin de nouvelles compétences

Le confinement a été caractérisé par la nécessité de transformer de nombreuses entreprises de la vente de détail aux institutions d’éducation. Non seulement les entreprises, mais aussi les personnes sont transformées en raison de la situation pandémique. Elles ont été «forcées» d’acquérir de nouvelles compétences pour faire face à la situation. Le COVID-19 a accéléré la transformation numérique et le besoin de nouvelles compétences numériques pour une meilleure préparation au lieu de travail. Tout en gardant une distance sociale, les individus ont pu acquérir de nouvelles compétences en pratiquant l’apprentissage à distance ou en travaillant à distance, ce qui aura un impact sur leur travail post-pandémique. Des technologies telles que l’Internet des objets (IoT), l’IA, les robots, les méga-données, la réalité augmentée et la réalité virtuelle prendront place dans les entreprises afin de les rendre plus résilientes.

Dans un monde post COVID-19, il est nécessaire d’acquérir les compétences nécessaires pour pouvoir travailler efficacement avec ces technologies. Pendant une pandémie, les entreprises ont montré leur potentiel de créativité, d’innovation et de pensée critique en trouvant de nouvelles façons de travailler et de fournir leurs services. La créativité, l’innovation et la pensée critique seront des compétences essentielles dans un monde post-COVID-19. Après la pandémie de COVID-19, la plupart des compétences essentielles d’aujourd’hui changeront, de sorte que les entreprises doivent former leurs employés avec les compétences futures requises, afin de rester efficaces. La manière de faire face à la nouvelle réalité d’un monde post COVID-19 est de s’engager dans une mise à jour continue des compétences requises par le marché.

Pour conclure

Les emplois et les compétences nécessaires au travail ont été transformés depuis le début de l’épidémie de COVID-19 et ils ne seront plus les mêmes dans un monde post-pandémique. La distanciation sociale, la fermeture temporaire d’entreprises, la perte d’emplois et l’effondrement de nombreuses activités ont eu un effet dévastateur dans le monde entier. Le futur proche verra un monde automatisé, où l’IA et d’autres technologies pourront effectuer des tâches précédemment réalisés par les humains. Le COVID-19 a accéléré la transformation numérique de nombreuses entreprises, apportant ainsi un énorme besoin de nouvelles compétences. Le travail à distance a été pratiqué pendant cette période et pourrait dans un proche avenir être considéré comme une nouvelle normalité au travail. Les grands acteurs gagneront du pouvoir sur le marché, tandis que les petites entreprises seront menacées de faillite. Malheureusement, dans ce contexte où l’Etat a un rôle fondamental à jouer, ses marges de manœuvre se sont rétrécies sous l’effet d’un endettement record !

 L’émergence d’une pandémie mondiale et son impact spectaculaire à l’échelle mondiale a conduit les décideurs publics à l’échelle planétaire à mettre leurs économies au ralenti. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la préservation des vies humaines a été privilégiée à davantage d’accumulation de richesses ! Cette pause a permis à une très grande partie de l’humanité de faire une introspection, de se poser des questions sur leur propre existence, de prendre conscience de ce qui nous entoure et de prendre conscience de la diversité des formes de vies.

Pour de nombreuses personnes, la surprise a été totale sur le terrain de la biodiversité. Nous n’avons jamais vu autant d’abeilles, de papillons, d’oiseaux, d’insectes sous toutes leurs formes. Nous avons tous remarqué l’amélioration de la qualité de l’air. Nous avons tous remarqué la disparition des pollutions sonores, notamment dans les villes. Cet impressionnant calme des rues nous a permis de passer des nuits avec une qualité de sommeil sans précédent. La couleur du ciel a changé avec l’annulation de près de 120 000 vols par jours et les montagnes de l’Himalaya sont devenues visibles à 200 Kilomètres de distance !
Cette pause écologique a permis de prendre conscience que les humains sont allés trop loin dans la destruction de la biosphère. Pour beaucoup, cela annonce un changement de cap et de comportement pour les humains !
Dans cette courte note, je me pose la question de la pertinence de cette conjecture et de ses fondements. En d’autres termes, allons-nous vers un comportement pro-climat dans les années à venir ? Avant de répondre à cette question, je reviendrai sur le constat et sur les effets bénéfiques écologiques et climatiques du COVID-19, avant de détailler les arguments plaidant pour ce changement profond dans une seconde partie. Dans un troisième temps, je nuancerai cette hypothèse et détaillerai les contre-arguments.

Les effets bénéfiques de court terme du COVID-19 sur le climat et l’environnement
La sortie de la trajectoire actuelle et la redéfinition d’un modèle de développement davantage respectueux de l’environnement naturel est une nécessité absolue. Pour comprendre ce désir de changement profond, qui a été canalisé par l’épisode COVID-19, il convient de rappeler le lien entre l’émergence de cette maladie et le non-respect de l’environnement naturel avant d’évaluer les effets du COVID-19 sur l’environnement. Nombre d’experts font état d’un lien fort entre le non-respect de la nature et l’émergence des coronavirus. La nécessité d’utiliser de plus en plus d’espace pour ses activités humaines a conduit les humains à s’aventurer dans les habitats naturels des espèces sauvages – comme en témoigne la déforestation que subissent les forêts anciennes. Dès lors, l’interaction entre ces espèces sauvages (les agents pathogènes) et les humains a conduit à une transmission de nouvelles maladies comme Ebola, le Sida, le SRAS et le SARS. Le SARS-COV-2 était attendu comme le seront d’autres pandémies par les coronavirus dans le futur. La non préservation stricte d’un capital naturel critique menace les humains de nouvelles maladies dans un avenir proche.
L’épisode du COVID-19 a montré réellement que l’on peut renverser le processus de changement climatique en limitant l’empreinte écologique des humains. Dès lors que les activités humaines ont été réduites, nous avons constaté une inversion des processus. La qualité de l’air s’est améliorée dans le monde, de manière spectaculaire en Chine et en Europe du Nord. La faune et la flore ont pu se développer à un rythme impressionnant, y compris dans les villes. Des animaux sauvages ont été observés aux quatre coins de la planète et la biodiversité s’est manifestée de manière spectaculaire.
Ceci montre clairement que si l’on décide d’agir, nous pouvons encore modifier partiellement la donne et renverser les processus. L’idée de réaliser une carte interactive par l’Université Côte d’Azur permettant de saisir toutes ces améliorations permettra de garder en mémoire cette pause écologique.
La baisse spectaculaire de la consommation énergétique au niveau national et international – consécutive au COVID-19 – aidera probablement à l’atteinte des objectifs à court terme de réduction des GES (la baisse des GES à l’échelle planétaire est de -8% pour cette année). Mais, l’effet anthropique ne peut être stoppé par l’épisode du COVID-19. Les modifications des comportements à long terme est la seule à nous faire arriver aux objectifs de l’accord de Paris. Or, le confinement a eu des impacts forts sur les dynamiques de consommation

 

 Les signes d’un changement de comportement et de posture à l’égard du climat !

Consommation minimale et revenu de base
Durant le COVID-19, même s’il faut rester prudent, nous avons constaté que le système alimentaire mondial a pu tenir. Des voix dans le monde entier ont réclamé le versement d’un revenu universel permettant de satisfaire les besoins vitaux[1]. Ceci a permis à tous les individus d’assurer leur survie. Mais cela a amené à se poser la question de la durabilité de nos modes de consommation. Matraquée à coup de publicité, une grande part de notre consommation est superflue, inutile, encombrante…cette part est à la base de la boulimie de la consommation des ressources au niveau de la planète.
Le premier désir de changement est venu de cette introspection sur les modes de consommation que le COVID-19 a permis. Le minimalisme, tendance de société qui cherche à restructurer la consommation des individus sur le strict minimum a trouvé un terrain favorable. Des millions de personnes l’ont pratiqué et ont eu envie de continuer dans cette tendance dans le futur. Le COVID-19 a rompu ce cercle infernal du « bronzage sous le soleil des supermarchés » comme l’écrivait le sociologue Baudrillard[2] pour décrire la société de consommation dans laquelle nous nous sommes installés sans critique.

La consommation locale
Face aux ruptures des chaines logistiques et la rupture des chaines d’approvisionnement internationales, la consommation s’est tournée vers les producteurs locaux. Le commerce international a vu sa croissance devenir négative. Les slogans de consommer local ont fleuri dans le monde entier. La Chine, atelier du monde était en panne. Cette consommation nouvelle, même si dans certains territoires elle s’est accompagnée de flambée des prix a été bénéfique. Car le changement tant désiré par les partisans de la « DeepEcology », de « consommer mieux » au lieu de « consommer plus » est enfin mis en place.

 

Un traumatisme qui marquera les comportements
Enfin, la nature psychologique des individus, fait que seuls les chocs violents conduisent à des changements de comportements : la perte d’un être cher, une guerre, une maladie, une famine…La situation d’un stress extrême, mettant en cause notre existence pourrait même conduire à un changement dans les gênes et le traumatisme reste pour des générations et des générations. Le COVID-19 a été un choc violent et son empreinte ne disparaîtra pas d’aussitôt ! il existe une véritable cassure dans l’humanité et cet épisode sera davantage traumatisant que les guerres amenant à des changements profonds de comportements sanitaires mais également en termes de consommation !

La consommation locale
Face aux ruptures des chaines logistiques et la rupture des chaines d’approvisionnement internationales, la consommation s’est tournée vers les producteurs locaux. Le commerce international a vu sa croissance devenir négative. Les slogans de consommer local ont fleuri dans le monde entier. La Chine, atelier du monde était en panne. Cette consommation nouvelle, même si dans certains territoires elle s’est accompagnée de flambée des prix a été bénéfique. Car le changement tant désiré par les partisans de la « DeepEcology », de « consommer mieux » au lieu de « consommer plus » est enfin mis en place.

 

Un traumatisme qui marquera les comportements
Enfin, la nature psychologique des individus, fait que seuls les chocs violents conduisent à des changements de comportements : la perte d’un être cher, une guerre, une maladie, une famine…La situation d’un stress extrême, mettant en cause notre existence pourrait même conduire à un changement dans les gênes et le traumatisme reste pour des générations et des générations. Le COVID-19 a été un choc violent et son empreinte ne disparaîtra pas d’aussitôt ! il existe une véritable cassure dans l’humanité et cet épisode sera davantage traumatisant que les guerres amenant à des changements profonds de comportements sanitaires mais également en termes de consommation !

Mais les forces du marché sont toujours en place et un retour à la normal est fort probable!
L’effet rebond est redouté
Difficile d’anticiper de nos jours la suite de l’épisode COVID-19, mais si cet épisode ne dure qu’un semestre, voire une année, un effet rebond est fort à redouter. Il s’agira pour les gouvernements de remettre en place des plans de relances économiques laissant de côté l’ambition écologique et les objectifs de réduction des GES. Dans ce contexte, les gains réalisés cette année seraient largement perdus par l’effet rebond. Pire, avec une crise sociale et économique de grande ampleur annoncée, on pourrait vraiment assister à un arrêt des efforts des gouvernements des pays développés en matière écologique. Si l’épisode s’installe dans le temps et qu’aucun remède n’est trouvé, les impacts seraient beaucoup plus prononcés sur les activités économiques et par conséquent sur les émissions de GES. Mais, ceci est peu probable.

La relance future se fera par une consommation…et pas forcément pro-environnementale
La relance économique qui se dessine un peu partout dans le monde est une relance par la demande. Ce qui sera demandé par les gouvernements aux citoyens c’est de consommer et de rattraper leur retard de consommation. Le lobbying actif de certains lobbys comme celui des constructeurs automobiles en France, cherchent à inciter les consommateurs à acheter les stocks et mettent la pression sur les gouvernements pour mettre des mesures incitatives. Les subventions reçues en France par Air France ne sont pas conditionnées par un changement de cap écologique (par exemple ne plus desservir les villes proches).

 

L’ultra capitalisme virtuel accélérera la consommation d’une autre manière
Les grandes entreprises technologiques sont les gagnantes de cet épisode du COVID-19
En Tunisie, les effets de la crise du COVID-19 invitera le gouvernement à repenser le modèle économique et social. La variable environnementale et climatique est prise en compte clairement dans cette réorientation. Mais notre ambition climatique – intacte – sera fortement dépendante de la mise en place effective de la finance climat et des moyens pour mettre en œuvre nos projets de transition écologique. Notre propre engagement sur nos propres ressources sont presque atteints.

La solidarité internationale s’est disloquée
Sur un plan institutionnel, l’année 2020 était une année charnière pour le processus de négociations climatiques. Les pays étaient invités à relever leurs ambitions. Nous arrivons à la mise en place effective de l’accord de Paris et surtout à la mise en place de l’accord sur la finance climat. Or, la COP 26 a été décalée à une date indéterminée en 2021. Un flou important entoure la manière de poursuivre les débats. La majeure partie des pays africains seront dans une situation de crise économique importante et cela pèsera sur les décisions. Nous aurons besoin d’une initiative mondiale post COVID-19 pour relancer le processus et pour garder les ambitions.

Pour conclure !
Si l’on applique la même urgence aux changements climatiques qu’à l’urgence appliquée au COVID-19, l’humanité pourrait gagner la bataille des changements climatiques. En effet, c’est un épisode unique dans l’histoire de l’humanité où les activités économiques ont été sacrifiées pour sauver des vies humaines. Cette décision impensable il y a quelques semaines, a été ordonnée aux quatre coins de la planète par les plus grandes puissances. C’est exactement ce qui est requis en matière de changements climatiques : sacrifier une partie des activités économiques pour sauver des vies humaines et des activités économiques des générations futures. Sauf que le changement climatique a commencé à agir et son intensité augmentera progressivement dans les décennies à venir (menace diffuse), alors que le COVID a un effet immédiat et visible. Le changement climatique risque de tuer beaucoup plus de personnes que le COVID-19 et l’ensemble des Coronavirus.
A première vue, le COVID-19, en mettant la majorité de la planète à l’arrêt, a permis de stopper net les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES). Cet épisode, a été salué par de nombreuses personnes et des militants écologistes comme un signe d’une nécessaire pause des activités humaines afin de rompre le cycle infernal causant le réchauffement climatique. Mais lorsqu’on analyse profondément cette situation, il convient de distinguer entre les effets à court terme et les effets à moyen et long terme.
Nous entrons dans une décennie décisive, où l’on est la dernière génération à pouvoir inverser le cours des choses. Nous devons capitaliser sur les enseignements du COVID-19. Le coût de l’inaction est vraiment très élevé. Si vous demandez à tous les gouvernements mondiaux ce qu’ils auraient pu investir comme argent et comme moyens quelques années auparavant pour éviter cette catastrophe en ayant l’information au préalable, ç’aurait été des sommes élevées (mais sans aucune comparaison avec les dommages actuels). En matière de changement climatique, nous devons agir maintenant pour éviter un naufrage demain.

[1] Voir à ce sujet dans ce même espace mon article sur le revenu permanent
[2] Jean Baudrillart (1970), « La société de consommation », éditions Poche. Paris.

 

Comprendre l’origine de l’univers, comprendre les relations entre le temps et la matière, Comprendre le cosmos et son mystère ont toujours été des passions pour moi depuis l’enfance.

Le fonds vert pour le climat (FVC ou GCF en anglais) a été créé pour permettre la mise en pratique de projets de lutte contre le réchauffement climatique touchant à la fois l'adaptation et l'atténuation.

 

Cet article a pour objet de comprendre comment les usages estudiantins des TIC impactent leur capacité à innover.

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L’objectif de ce module de cours est de d’étudier le marché en situation de coopération ou de localisation des activités. Nous analyserons la solution de cartel dans le cas de coopération entre entreprises et le modèle d’Hotelling dans le cas de la localisation des activités économiques.

L’objectif de ce module de cours est de présenter les justifications de l’intervention publique face à la défaillance du marché et l’existence des externalités. Nous expliquerons le théorème de Coase à travers un modèle microéconomique.

L’objectif de ce module de cours est de comprendre les modèles de l’économie managériale en lien avec la gestion des entreprises en mobilisant la théorie des choix du consommateur et des éléments de la théorie des jeux. Nous analyserons le lien existant entre la théorie des jeux et la prise de décision en management, en montrant comment les dirigeants des organisations mettent en place et affinent leurs choix de politiques.

L’objectif de ce module de cours est de présenter les notions de monopole, duopoles et concurrence monopolistique dans une démarche d’analyse des enjeux de management au sein d’une entreprise et d’un secteur. Nous aborderons les thèmes suivants : duopole de Cournot et meilleure réponse, leadership en quantité de Stackelberg et avantage à l’initiative, guerre des prix de Bertrand, collusion, coordination et incitation à la tricherie.

L’objectif de ce module de cours est double. D’une part, c’est d’étudier l’efficacité des marchés concurrentiels. D’autre part, c’est d’évaluer les gains et pertes dus aux politiques publiques en termes de surplus des consommateurs et des producteurs. Nous analyserons, trois politiques :

Ce recueil d’exercices corrigés, rassemble des examens de microéconomie pour les niveaux L1 et L2 Économie-Gestion. Il traite à la fois les théories du consommateur, du producteur, ainsi que l’équilibre partiel. Ces exercices sont parfois inspirés de modèles théoriques existants.