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Adel Ben Youssef

Jeudi
9 Fevrier
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La théorie du monopole naturel - 2. Réglementation du monopole naturel

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Index de l'article
La théorie du monopole naturel
1. Définitions
2. Réglementation du monopole naturel
3. Déréglementation des industries
Conclusion et références
Toutes les pages

Réglementation du monopole naturel

Le monopole naturel est au cœur de la justification de l’intervention publique, dans les activités industrielles dites de réseau car l’état essaie souvent de répondre au défaut essentiel du marché associé au monopole naturel qui est celui des rendements d’échelle croissant, dans cette circonstance, la main invisible d’A Smith est tenue en échec, vu que l’entreprise monopoliste fixe dés fois des prix supérieurs à ses produits de qualité inférieure, car son but principal est de minimiser ses coûts, et de gagner d’autres parts de marché, même si l’optimum social ne sera pas atteint.
-Deux solutions sont proposées aux problèmes du monopole naturel :

La tarification administrée

C’est la solution efficace qui répond aux défauts de rendements croissants, en effet, une autorité de réglementation intervient sur le marché en fixant les prix des biens.
Il existe 2 versions possibles de la tarification administrée :

  • Soit l’état subventionne le déficit du monopole et fixe autoritairement son prix au coût marginal, cette solution permet d’atteindre l’optimum de Pareto stipulé par Hotelling [1938] et Dupuy [1949].
  • Soit en procédant à la maximisation du surplus collectif tout en respectant la contrainte d’équilibre budgétaire de l’entreprise concernée comme l’a démontré Ramesey [1927]-Boiteux [1956] dans le cas du monopole multi produit (qui est à faible substitution).

Exemple:

La SNCF qui fait payer à une catégorie d’usagers un prix plus élevé que le coût marginal du trajet qui est strictement indispensable à ces voyageurs (discrimination).
Critique de cet interventionnisme :

  • Dans l’approche précédente, on peut envisager des solutions privées, [Coase, 1946], de ce fait, l’état ne doit pas pratiquer des discriminations en faisant « exploiter » ses consommateurs qui ont le plus grand besoin d’un service particulier. Certes, la maximisation à la fois du surplus collectif et du profit des producteurs est assurée, mais en terme de répartition, l’entreprise en monopole naturel s’appropriera de la totalité du surplus des utilisateurs, en leur faisant payer plus cher une qualité de service moindre.
  • Une deuxième proposition qui écarte toute intervention de l’état, et qui permet d’atteindre une allocation plus efficiente, est la négociation entre les fournisseurs et les utilisateurs qui permet d’éviter tout coût de transaction.

Le marché contestable : (US 1982-1983, W. J. Baumol, J. Panzar et R. Willing)               

Cette notion signifie qu’il n’existe pas de barrières à l’entrée et à la sortie d’une industrie particulière, car si le marché est contestable, alors l’entreprise qui fixe elle-même son prix fera en sorte qu’il ne diverge pas trop de son coût moyen, vu que les nouveaux entrants sur ce marché peuvent le chasser en proposant des tarifs plus bas, donc les prix s’équilibreront automatiquement  à leur coût moyen, et de ce fait, la compétition va discipliner le monopole maximisateur de profit et tend à aligner l’intérêt de chaque entreprise avec l’intérêt général.
NB : Dans ce cas, il n’est pas nécessaire que l’état intervienne afin de protéger juridiquement le monopole.
Dans le cas du monopole multi produit, la non-soutenabilité de l’état correspond généralement au phénomène d’écrémage, c’est-à-dire que si l’état ne protège pas légalement le monopole de la concurrence extérieure, alors les entreprise existantes sur le marché et les nouveaux entrants occuperont tous les segments les plus rentables, et abandonneront évidemment les secteurs déficitaires, donc il faut que le marché aboutisse à un monopole naturel multi produit soutenable.



Mis à jour ( Jeudi, 02 Avril 2009 10:49 )